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Morgane Viguet, l’exploratrice

Le 28 mai 2019

Morgane Viguet est l’une des dernières recrues de la CDEC et c’est notre pépite ou notre poupée russe. Quand on croit avoir fait le tour, on en découvre encore!

(Crédit photo © Rose Nunes)

Portrait insolite

Experte : Morgane Viguet

Fonction : Chargée du projet “Entrepreneuriat au féminin”

Année d’entrée à la CDEC : 2018

Un adjectif pour te définir : Exploratrice

Si tu étais un super pouvoir, tu serais? Égoïstement, le don d’ubiquité. Je m’intéresse à bien trop d’affaires, ce serait le fun de pouvoir me dédoubler ou même me quintupler. Dans un registre plus sérieux, j’aimerais avoir le pouvoir de transformer la colère et la violence en douceur et tolérance.

Ta citation fétiche : « Si le battement d’ailes d’un papillon peut déclencher une tornade, il peut aussi l’empêcher » – Edward Lorenz. J’aime voir l’effet papillon de façon positive.

Boîtes à confidences

Qu’est-ce qui te donne envie de te lever le matin?

Des bonheurs simples. Le soleil, l’odeur d’un croissant, le désir d’être émerveillée, le vol d’un papillon, les rencontres, les surprises… l’envie de me réaliser.

Parle-nous d’une réalisation dont tu es fière

Mon voyage engagé MétamorFaiseurs. En 2016 /2017, je suis partie à la rencontre d’entrepreneur.es du changement en Afrique et en Asie autour des questions de l’égalité femmes/hommes, de l’environnement et de l’éducation. J’ai vécu plus de six mois incroyables, hors du temps, hors de l’espace… hors de moi-même. J’ai eu la chance de rencontrer des personnes extra-ordinaires (à la fois humblement ordinaires et noblement exceptionnelles).

Ce voyage fut une expérience d’une richesse incommensurable, tant sur le plan éditorial, humain, qu’entrepreneurial. Comme pour tout projet de cette envergure, il y a des moments de fierté et de doute, des instants d’excitation et de peur. Cela conduit inévitablement à un changement en soi, à une transformation positive, à une métamorphose des pensées. Forcément, toutes ces rencontres, toutes ces expériences ne laissent pas indemnes, elles nous marquent à vie. Elles nous changent voire nous transcendent… Elles nous aident à grandir.

Pourquoi avoir choisi la CDEC?

Je dirais que c’est un heureux hasard. Je ne connaissais pas la CDEC avant d’y travailler. J’ai appliqué pour un poste aligné avec mes valeurs et mon expertise (entrepreneuriat, genre, recherche, communication). C’est ce que je cherchais : pouvoir donner sens à ma vie et m’impliquer sur des enjeux sociétaux.

J’ai choisi la CDEC pour la mission que j’allais y accomplir et j’y ai découvert une organisation humaine, une équipe à l’écoute et chaleureuse. Et ça, ça fait toute la différence. Par ailleurs, la confiance et l’autonomie que l’on m’accorde me permettent d’exploiter pleinement ma créativité et de me réaliser au sein du travail.

Si tu étais une valeur de la CDEC, laquelle serais-tu (collaboration, créativité, respect, rigueur) et pourquoi?

La poète qui est en moi a envie de dire créativité mais l’humaine dirait respect. C’est la base de tout. Le respect de son environnement, de la nature pour commencer. Le respect des autres, des gens qui nous entourent, qu’importe leur statut, leur origine, leur âge… Être dans l’écoute, l’empathie. Le respect c’est finalement l’ouverture, la tolérance. Le respect de soi aussi, de la personne que l’on est, de son rythme, de ses valeurs.

Le respect des règles que l’on se fixe et non des normes que l’on nous impose. Le respect, c’est entrer dans la ronde de l’humanité tout en laissant les sentiers battus de côté, expérimenter l’inconnu. Ce qui revient finalement à la créativité et hop, en un tour de passe-passe, la boucle est bouclée.

Quelle est ta vision de l’entrepreneuriat social?

Pour moi, avant tout, un.e entrepreneur.e social.e voit le bien commun avant son intérêt personnel ou son profit. C’est quelqu’un à l’écoute des besoins sociétaux qui vise à répondre à une vraie problématique.

L’économie sociale joue un grand rôle, de par sa structure démocratique, de par la nature de ses missions. Mais on a tous à y gagner, à repenser notre mode de fonctionnement vers un monde plus responsable et plus respectueux. Chaque entrepreneur.e peut être entrepreneur.e social.e et cela revient finalement à ma citation du début. On a tous un rôle à jouer même infime. C’est individuellement et collectivement que nous pouvons renverser la tendance et construire un futur durable.

Quels conseils donnerais-tu à un.e entrepreneur.e qui veut se lancer?

De prendre le temps d’apprendre à se connaître, de connaître ses valeurs, ses aspirations, ses forces et ses faiblesses, de réfléchir à sa valeur ajoutée et à celle de son offre. D’oser être soi. Et de toujours garder en tête, qu’un vrai leader, c’est celui qui se sert en dernier.

 

 

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Il y a 2 commentaires

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