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Les clés d’un management efficace et durable

Le 31 janvier 2019

Qu’est-ce qu’un management durable ? Tout.e entrepreneur.e rêve d’un management efficace qui s’inscrive dans la durée. De nos jours, un management durable devrait surtout être un management qui s’insère dans une logique de développement éco-responsable.

Par ailleurs, le sens même de l’efficacité est galvaudé. Alors que l’efficacité c’est faire mieux avec moins (produire le maximum de résultats avec le minimum d’efforts), on assiste à une boulimie de la performance. Toujours plus, toujours mieux, toujours plus vite… à s’en rendre malade, à en rendre malade notre entourage et notre Terre.

On parle de plus en plus ces dernières années de management humain, de management authentique ou de management conscient et, finalement, tous se recoupent dans cette notion de management responsable. Tous ont pour vocation de promouvoir un management plus égalitaire, dans un souci de respecter les individus, les sociétés, l’environnement et de créer ensemble une meilleure société.  Un Mooc excellent, intitulé Le management responsable a d’ailleurs été lancé par l’université Laval l’automne passé sous la direction de Luc K. Audebrand.

Vers un management égali-terre

Ces dernières années, un nouveau paradigme de management est en train d’émerger, basé sur le bien commun plutôt que les intérêts personnels. Cela reprend la théorie des parties prenantes développée par Freeman (1984) en opposition à la vision de Friedman dans laquelle l’entreprise travaille au bénéfice des actionnaires (1970).

L’organisation évolue dans un contexte spécifique, dans un écosystème particulier et doit veiller à prendre en considération cet écosystème.

Inclure les parties prenantes

Cela suppose dans un premier temps d’inclure dans le développement de tout projet, de toute organisation, toutes les parties prenantes : les salarié.e.s, les organismes communautaires et gouvernementaux, les communautés locales, les experts environnementaux…

Il s’agit d’intégrer une dimension humaine et sociale et de prendre ainsi en compte les besoins et les enjeux spécifiques propres à chacun. De prendre en compte les différences et de mettre en place des politiques pour favoriser l’accueil et l’intégration des différents groupes de personnes (les hommes, les femmes, les immigrant.e.s, les personnes handicapées, les jeunes, les aînés…)

Au sein de son organisation, il s’agit donc de faire preuve et d’encourager la bienveillance, l’intégrité et la solidarité.

Protéger l’environnement

Il est important de veiller au respect de l’environnement de travail mais également de protéger l’environnement sociétal et écologique.

Il est primordial d’être conscient de l’impact que l’on a sur l’écosystème au globale et de prendre aussi en compte les répercussions internationales car nos actions sont inter-reliées. Le monde est fait d’interactions et d’interconnexions complexes et les décisions prises de ce côté-ci de l’océan peuvent avoir des impacts de l’autre côté de la planète.

C’est ce qu’on appelle l’effet papillon. Mais plutôt que de voir les conséquences néfastes des petits riens, voyons plutôt l’impact positif des petites actions. D’ailleurs « Si le battement d’ailes d’un papillon peut déclencher une tornade, il peut aussi l’empêcher », précisait Edward Lorenz.

Si nous avons tous un rôle à jouer à titre individuel, le leader doit montrer l’exemple, insuffler ce changement de paradigme.

Empouvoirement plutôt que pouvoir

En tant que leader, il s’agit avant tout d’être en quête d’empouvoirement de soi (apprendre continuellement, être dans l’accomplissement, le surpassement de soi)  et d’empouvoirement des autres.

Grandir, faire grandir

Le rôle du leader est non seulement veiller au bien-être de ses employé.e.s mais il doit aussi les aider à se révéler, à s’accomplir. Car « à quoi ça sert d’être brillant, si t’éclaires personne… » (Patrice Desbiens).

D’ailleurs, il est important de tisser des liens durables pour grandir ensemble car tirer les gens vers le haut nous aide à grandir nous-mêmes.

Le management horizontal ou collaboratif permet non seulement la motivation, l’implication mais aussi de créer des synergies nouvelles et de stimuler les idées, la réflexion. Il est donc primordial de créer un climat de bienveillance propice à la créativité.

Cela suppose aussi d’être à l’écoute de prendre du temps pour les autres, de mettre l’accent sur le positif et d’établir des échanges constructifs.

Réussir son ambition : SERVIR

L’ambition est souvent synonyme de puissance et de pouvoir. Mais ces derniers sont souvent utilisés à tort au profit d’intérêts personnels.

« Il est plus facile d’avoir l’ambition de réussir que de vraiment réussir son ambition, car celle-ci se corrompt dès qu’elle vise le toujours plus avant le toujours mieux, qu’elle positionne le soi au-dessus des autres et sacrifie sa vie pour mieux la gagner. L’appétit boulimique du succès lui donne tant de poids, qu’elle finit par déséquilibrer la personne et son environnement. » (Philippe Laurent)

Pour Philippe Laurent, « l’ambition n’est pas une volonté de puissance mais de réalisation de soi ». Et plus encore, l’ambition première de tout.e leader n’est pas de dominer mais plutôt de SERVIR*.  La réalisation de soi est donc mise au profit d’une cause plus grande que sa propre personne. Et les vrai.e.s leaders se servent en dernier.

Signaler l’avenir (être visionnaire)
Encourager l’engagement des personnes et les faire grandir
Réinventer sans cesse
Valoriser les résultats et les relations
Incarner les valeurs
Réfléchir sans cesse

(*Le Grand Secret: 6 clés pour un leadership authentique et humain, Blanchard, Ken)

 

Ainsi les vrai.e.s leaders sont avant tout humain.e.s.

Ces personnes doivent développer des qualités d’empathie, d’écoute, de bienveillance, de solidarité et d’intégrité. Les entrepreneur.e.s ou les gestionnaires doivent être à l’écoute des besoins sociétaux et doivent répondre à un problème. Les leaders doivent être conscient.e.s de leurs forces et de leurs faiblesses pour savoir s’entourer des personnes au profil complémentaire et se former sur certaines lacunes qui resteraient importantes.

La collaboration, la créativité, l’ouverture sont autant de qualités à mettre en avant pour favoriser un climat de travail prospère. Finalement, l’affirmation de soi doit avant tout passer par une vision, un discernement avisé et par le fait d’incarner les valeurs.

 

Sources

Audebrand, Luc (2018), Mooc Le management responsable, Université Laval

Blanchar, Ken et Miller Mark (2006), Le Grand Secret : 6 clés pour un leadership authentique et humain, Les Editions Transcontinental

Afi Expertise, Lecture : 6 clés pour un leadership authentique et humain

Philippe Laurent (2013), L’ambition n’est pas une volonté de puissance mais de réalisation de soi, lexpress.fr

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