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Jacques Beaudet, l’honnête DG

Le 11 juin 2019

Notre dévoué DG Jacques Beaudet n’est plus à présenter. Après 20 ans de loyaux services pour la CDEC de Québec, il s’envole prochainement vers une retraite bien méritée. Dans ce portrait, il nous livre quelques mots qui en disent long sur sa philosophie et son amour de l’économie sociale.

Portrait insolite

Nom : Beaudet

Prénom : Jacques

Fonction : Directeur général

Années passées à la CDEC : 1994-2002 et 2007-2019

Un adjectif pour te définir : Honnête

Si tu étais un super pouvoir, tu serais? René Lévesque, le meilleur premier ministre que nous avons connu au Québec. Il réunissait les gens de toutes les classes sociales.

Ta citation fétiche : “Tout le monde savait que c’était impossible. Il est venu un imbécile qui le savait pas et qui l’a fait” – Marcel Pagnol

Boîte à confidences

Qu’est-ce qui te donne envie de te lever le matin ?

Après toutes ces années à la CDEC, je ne me souviens pas d’être entré au travail de reculons. Et malgré mon départ annoncé, si je compte les jours qu’il me reste à faire c’est pour me demander si j’aurai le temps de tout faire pour laisser l’entreprise dans un état acceptable.

J’aimerais vous raconter une petite histoire que nous avons vécu à la CDEC : dans un autre temps la CDEC a connu quelques difficultés financières et après avoir revu nos budgets nous avons discuté avec l’équipe de travail car nous devions couper dans nos dépenses et la seule possible était dans la masse salariale. À ce moment-là les employés.es auraient pu dire, nous allons tout simplement couper un poste. Mais non, ils ont tous dit qu’ils allaient plutôt se couper 3 heures de travail par semaine. Ça été pour moi l’un des beaux moments que j’ai vécu comme directeur général. Rassurez-vous, la vie s’est chargée de nous apporter des solutions qui nous ont permis de garder l’équipe à 32 heures semaines, mais sans coupure salariale.

Parle nous d’une réalisation dont tu es fier

Il y a en a quelques-unes, mais la mise sur pied des Résidences Caecitas il y a plus de 30 ans fait partie de mes bonnes réalisations. Deux bâtisses de 17 logements sociaux dans Stadacona. Aujourd’hui, elles se retrouvent entre le Centre Vidéotron et l’écoquartier de la Pointe-aux-Lièvres. Sans oublier bien sûr la naissance de mes deux enfants, dont je suis très fier. D’ailleurs, mon amoureuse, mes deux enfants et moi travaillons tous dans des entreprises d’économie sociale.

Pourquoi avoir choisi la CDEC ?

J’ai été impliqué dans plusieurs organisations communautaires et j’avais travaillé dans des entreprises communautaires, des entreprises privées et comme travailleur autonome. J’ai appliqué en 1994 parce que je croyais que je pourrais faire une différence. Je connaissais déjà le projet étant donné que le CEGEP Limoilou m’avait engagé en 1990 pour faire le tour des organisations communautaires, syndicales, institutionnelles et des entreprises pour créer le premier comité qui étudierait la possibilité de mettre sur pied une CDEC pour les vieux quartiers de l’ancienne ville de Québec.

Si tu étais une valeur de la CDEC, laquelle serais-tu (collaboration, créativité, respect, rigueur) et pourquoi ?

C’est difficile de faire un choix car je crois que les membres de l’équipe possèdent tous.tes ces valeurs à des niveaux différents. Je dirais pour en choisir une, le respect. Ce qui permet de gagner la confiance des gens avec qui tu travailles.

Quelle est ta vision de l’entrepreneuriat social ?

Plusieurs gestionnaires de ma génération ont appris sur le tas, par leur travail au quotidien. La nouvelle génération de gestionnaires arrivent avec des diplômes et de l’intérêt pour la gestion. Si nous pouvons leur transférer nos connaissances, le développement des entreprises d’économie sociale vont dépasser toutes les limites que nous pouvions imaginer.

Quels conseils donnerais-tu à un.e entrepreneur.e qui veut se lancer ?

Élimine de ton vocabulaire le JE pour parler en NOUS, nous parlons d’entreprises collectives. Quand tu reçois un non, fait une analyse de la situation et demande-toi ce que l’autre ou les autres n’ont pas compris dans les explications, dans les propositions. Recevoir un non, peut nous permettre d’ajuster et de bonifier notre offre. Il y a un temps pour travailler et un temps pour s’amuser et les deux concepts ne sont pas en opposition. Quand j’étais courtier immobilier, monsieur Blais qui était notre patron nous disait, ne faites pas aux autres, ce que vous ne voudriez pas qu’ils vous fassent.

 

 

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