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Entrepreneuriat : la formation est clé, le mentorat est ROI

Le 25 avril 2019

On ne naît pas entrepreneure, on le devient

Une pensée revisitée pour rendre hommage aux femmes.

Avec sa phrase légendaire : “On ne naît pas femme, on le devient”, Simone de Beauvoir présentait les inégalités femmes/hommes comme culturellement construites, et non naturelles. Derrière cette phrase, l’idée aussi que l’être humain n’est pas soumis à un quelconque destin préétabli et qu’il doit s’inventer lui-même.

De la même manière, on ne naît pas entrepreneure, on le devient…

Tandis que certaines ont cela dans leur ADN, d’autres l’apprennent sur tas, sur le tard. Ce sont les rencontres, les circonstances, les opportunités, les manques à pallier qui les mettent sur le chemin de l’entrepreneuriat, sur la voie de la réalisation de soi.

Notre chemin n’est jamais tout tracé et il nous appartient d’inventer notre avenir. Cela passe par un travail sur sa confiance en soi. Cela nécessite de se former, de se faire accompagner et de ne pas hésiter à sortir du cadre, à aller là où on ne nous attend et où on s’attend pas soi-même.

La confiance, ça se gagne

Nombreuses sont les personnes qui pensent qu’il faut avoir un tempérament dominant pour être entrepreneur.e. Après avoir échangé avec bon nombres d’entrepreneures, je me suis rendue compte qu’il n’y a pas d’entrepreneur.e type. Il ne faut pas se mettre de barrière. Tout le monde n’est probablement pas fait pour cette vocation. On a le droit de ne pas avoir cette ambition, de ne pas être allumé.e par ce destin. Par contre, toute personne qui désire se lancer dans l’aventure ne devrait pas s’arrêter à sa peur. La peur de l’échec est, bien souvent, le plus grand frein.

Cette peur est à la fois liée à un manque de confiance (dont les femmes souffrent plus massivement de par leur socialisation et la culture entrepreneuriale ambiante) et à une vision très négative de l’échec.

Au Québec, l’échec entrepreneurial est dévalorisé. Il l’est beaucoup moins au Etats-Unis ou dans d’autres secteurs comme en science. La science c’est une compilation d’essais/erreurs. Un échec n’est pas vu comme une non-réussite mais comme faisant partie du processus de recherche. Cette vision gagnerait à être dupliquée en entrepreneuriat. On apprend toujours. Le problème ce n’est pas l’échec en tant que tel mais ce qu’il nous enseigne et comment on le contourne, comment on s’en relève.

Finalement, la confiance s’est d’apprendre à se connaitre, à connaître ses forces, à les exploiter au plus haut de leur potentiel. C’est connaître ses faiblesses pour les travailler, les dompter. Finalement, la confiance, c’est ce qui nous permet de rebondir face à l’échec.

Se former sans se conformer

La formation est clé pour s’outiller, combler des manques et s’offrir cette confiance si précieuse et vitale. Cela permet d’aller chercher des compétences, de se rassurer.

Il faut néanmoins faire attention à ne pas tomber dans son travers : la sur-formation. Les femmes ont tendance à ne jamais se sentir prêtes et à toujours vouloir se former plus. Sauf que le perfectionnisme dans sa forme la plus extrême est dommageable. A force vouloir que tout soit parfait, on finit par ne rien faire ou à ne pas aller au bout des choses. Il faut oser se lancer, reconnaître que ce ne sera pas parfait mais qu’on avancera et qu’on en sortira grandi.e.

L’entrepreneuriat c’est un voyage, c’est une aventure en soi. C’est explorer son for intérieur, c’est oser être soi. C’est aussi sortir des sentiers battus, expérimenter l’impossible pour créer les possibles. Il ne faut pas chercher automatiquement à reproduire l’existant, à rentrer dans un moule formaté.

Se former sans se formater, c’est l’idée qu’il faut sans cesse apprendre, être à l’affût de nouvelles connaissances et de nouveaux savoir-faire pour laisser place à la créativité et à l’innovation. C’est l’idée qu’il faut se remettre en question tout en gardant sa ligne de conduite et de valeurs.

MentORe-toi

Le mentorat est ROI. En effet, c’est une pratique essentielle pour aider les femmes à progresser dans leur carrière ou dans leur vie d’entrepreneure.

C’est un moyen de développement et d’apprentissage qui repose sur une relation interpersonnelle (la relation mentorale) volontaire et confidentielle entre un.e mentor.e et un.e mentoré.e.

Une personne d’expérience (mentor.e) investit sa sagesse et ses expertises acquises au profit du développement d’une autre personne (mentoré.e). Les mentor.e.s ne sont pas des coachs ou des conseillers, ils sont là pour accompagner dans une réflexion et pour motiver.

Mentor.e et mentoré.e forment ainsi une dyade. C’est une relation basée sur la confiance, la confidence. Bien souvent, chacune des personnes sort grandie de ce type d’échanges. Cela suppose néanmoins une bonne connexion entre les deux parties.

Avoir plus d’information sur le mentorat d’affaires.

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